La vente d’un terrain ou d’une construction existante chez un notaire peut se réaliser de gré à gré ou publiquement. Dans les deux cas, il s’agit de travailler avec un notaire, dès lors il s’agit d’être prudent sur ce que l’on demande. En effet, si l’on n’y prend pas garde cela peut revenir très cher.

Le point fort du notaire : la vente publique judiciaire ou volontaire

La vente publique est une vente aux enchères. Les amateurs font des offres successives. Le montant le plus élevé formera le prix de vente, s’il est accepté par le vendeur. Ces ventes se réalisent exclusivement par un notaire.

La vente publique présente beaucoup de garanties au niveau de la rapidité, de la transparence et du juste prix que l’on peut obtenir : pour ces raisons, la loi impose cette procédure dans le cadre de certaines ventes judiciaires (lorsque la vente est ordonnée par un tribunal). On peut aussi recourir à cette procédure dans le cadre de ventes volontaires.

Source : La vente publique — Notaire.be

La vente publique en immobilier, un système particulier

Quand l’immeuble fait l’objet d’une vente publique, le notaire du vendeur établit un cahier des charges, reprenant toutes les conditions de la vente, qui aura lieu aux enchères, lors de la séance d’adjudication.

Source : La vente publique — Notaire.be

Une vente publique est assez particulière. Premièrement, les horaires de visite sont très réglementés et contraignants tant pour l’acheteur que pour le vendeur. Il faut être capable de se libérer en journée. Chaque candidat acheteur doit être très sûr de son volet financier, et posséder une réserve financière substantielle, puisqu’il lui sera demandé de libérer 20 % du montant de son enchère sous 15 jours, et le solde dans les deux mois suivants.

Attention également au risque de fol enchérisseur, un acheteur qui irait bien au-delà de ses moyens. Cela c’est déjà vu à la chambre des notaires de Namur par exemple, un acheteur qui a eu un coup de cœur pour une maison lors d’une vente publique et qui a enchéri bien au delà de ses capacités financières.

notarimmo

Cette formule est souvent une source de stress extrêmement importante, tant pour les vendeurs que pour les acheteurs. L’acheteur s’expose toujours à une possibilité de surenchère dans la minute, voire la seconde. Quant au vendeur, il y a une possibilité que son bien soit vendu en dessous de la valeur du marché.

La vente publique peut être source de bonne affaire. Mais il est probablement réservé aux acheteurs et vendeurs les plus aguerris, parfaitement au fait de ce qu’ils font.

Les notaires et internet

L’arrivée du web a été un virage énorme pour tout le monde, et le monde de l’immobilier n’a pas fait exception. Des sites comme Notarimmo, ou Immoweb ont complètement chamboulé le marché du gré à gré.

Pour ce qui est des ventes publiques, le site biddit.be propose le système de la vente publique, mais adaptée au web. La prudence est également de mise bien évidemment, les risques habituels de la vente publique s’appliquent également à la vente publique en ligne.

Encore une fois, c’est une formule qui est probablement réservée aux acheteurs et vendeurs les plus aguerris. Spécialement sur le web, qui rend les choses plus accessibles de premier abord.

Vente de gré à gré sous conseils du notaire

La vente de gré à gré concerne l’achat ou la vente d’un immeuble. Un accord se conclut entre un vendeur et un acheteur, à telle ou telle condition. La vente peut avoir lieu à l’aide d’un intermédiaire par exemple le notaire.

Les parties vont en général signer un compromis de vente avant de signer l’acte authentique chez un notaire. Ensuite, certaines formalités devront encore être accomplies après la signature de l’acte.

Source : La vente de gré à gré — Notaire.be

Quels services proposés par le notaire, et à quel prix ?

Lors d’une vente de gré à gré, le notaire qu’il soit de Bruxelles, Namur ou ailleurs ne propose pas les mêmes services qu’une agence immobilière, en tout cas pas d’une agence digne de ce nom.

Le notaire ne s’occupera pas des visites ou s’il s’en occupe, il déléguera à des personnes qui ne sont pas formées au métier de la vente immobilière. Si publicité il y a, elle pourrait être facturée au client, attention donc aux frais que ça pourrait engager, surtout en cas de non-vente..

Le notaire s’occupera du compromis, qui sera bien entendu facturé, et ensuite il se chargera évidemment des actes.

Prendre son temps avant de prendre une décision

La comparaison est d’usage. En effet, les notaires sont amenés à être les premières personnes que l’on croise dans le cas d’un héritage ou dans d’autres situations particulières, ils sont nombreux à proposer leurs services à ce moment précis. Il est peut-être bon de prendre le temps de la comparaison avant son choix.

Si vous ne désirez pas vous occuper vous-même de la vente de votre maison, prenez le temps de comparer vos différentes options avant de faire votre choix.

Pour se faire, il est important de poser les bonnes questions : quel est la durée de contrat, quel type de publicité, le coût en cas de vente et non vente, qui réalise les visites, etc.

Doit-on recourir à un notaire pour une vente immobilière ?

La spécialité du notaire est bien entendu la vente publique. Si ce procédé ne vous convient pas, bien souvent les services d’un agent immobilier agréé seront plus performants, et plus rentables que ceux d’un notaire.

Cela ne signifie pas que le notaire est systématiquement un mauvais choix. Il interviendra d’ailleurs quoiqu’il arrive dans la vente, lors des actes qui sont obligatoirement rédigés de la main d’un notaire.

Cependant, un notaire propose bien plus de services que ceux qui entourent le métier de l’immobilier. Dès lors, il ne peut se spécialiser dans tous les domaines. C’est précisément pour ces étapes qu’un agent immobilier agréé est formé, avec pour objectif principal de satisfaire les besoins spécifiques du client.

Pour conclure, notre conseil est d’éviter de signer quoique ce soit trop rapidement et de prendre le temps de réfléchir, et d’analyser les différentes options qui s’offrent à vous.

Bonne vente.