Les addictions, il en existe sous différentes formes. Le house porn est l’une de celles qui ont le vent en poupe de nos jours. Loin d’un concept relatif au sexe, le house porn fait plutôt allusion à la pornographie immobilière. Il s’agit d’une dépendance qui ne dit pas son nom, mais qui s’accroît dans le rang des amoureux de l’immobilier. Découvrez dans ce guide en quoi consiste cette addiction et surtout son impact sur l’activité des agences immobilières et la vie des propriétaires vendeurs.

La pornographie immobilière sur Immoweb, une perte de temps pour les agences

Immoweb est le premier site immobilier en Belgique. Il affiche quotidiennement des milliers d’annonces immobilières. Vous pouvez donc y accéder pour rechercher :

  • Des biens mis en vente ;
  • Des biens à louer ;
  • Des locations de vacances…

Non seulement le visiteur du site peut accéder aux informations détaillées de chaque annonce, mais il peut aussi laisser des commentaires et contacter l’annonceur. Cependant, nombreux sont ceux qui ne visitent pas Immoweb dans le but de réaliser un achat.

Visite des annonces sur Immoweb sans intention d’achat

Sur le site Immoweb, certains visiteurs viennent uniquement pour contempler les images de maisons. Certes, on ne saurait condamner le fait d’avoir envie de voir d’autres intérieurs. Cependant, certains en ont fait une habitude au point où ils se rendent sur le site quasiment tous les jours pour consommer les photos de maisons ou de bureaux publiés par les annonceurs. Ces amateurs d’images de maisons affirment qu’il s’agit d’une passion et non d’une addiction.

De la même manière que l’on consulte le fil d’actualité sur Facebook, nombreuses sont ces personnes qui consultent Immoweb. Il suffit d’actualiser son fil d’actualités sur ce site de l’immobilier et le tour est joué. De nouvelles publications s’affichent et l’on peut continuer la contemplation.

Visite des biens immobiliers sans projet d’achat

Pour ceux qui visitent les annonces immobilières sur Immoweb pour le plaisir, l’objectif est souvent de découvrir :

  • Les architectures ;
  • Les décorations ;
  • Les aménagements intérieurs des maisons.

C’est comme si vous consultiez un magazine ou un livre d’architecture sans pour autant l’acheter. Toutefois, cette visite virtuelle ne satisfait pas le désir compulsif de tous les amateurs de l’immo qui font de Immoweb leur terrain de chasse. Certains prennent la peine de solliciter un rendez-vous auprès des agences immobilières pour faire une visite grandeur nature de chaque bien immobilier en vente qui les intéresse.

Lors de la visite du bien en vente qui s’apparente à un tourisme immobilier sans intention d’achat, l’intéressé prend plaisir à examiner non plus désormais sur une image, mais en taille réelle la pépite qu’il a tant convoitée. Cela étant, il faut reconnaître que la visite des images sur Immoweb, qui plus est le tourisme immobilier sans objectif d’achat, n’avantage pas les annonceurs. Cela constitue pour les agences immobilières une perte de temps énorme.

En pratique, leurs publications ne peuvent pas être ultra ciblée pour viser uniquement les personnes ayant un désir d’achat. Imaginez un instant si tous les visiteurs de Immoweb venaient sur le site pour la vente, l’achat ou la location d’un bien immobilier. Les agences immobilières feraient plus de chiffre.

Néanmoins, elles mettent tout en œuvre pour faire le tri entre les vrais visiteurs et les visiteurs sans objectif d’achat. Ces derniers font perdre inutilement le temps aux agences immobilières, mais également aux propriétaires vendeurs.

Conséquences de l’addiction aux biens immobiliers sur la vie des propriétaires vendeurs

Les agences immobilières cherchent à éviter au maximum les touristes immobiliers pour de nombreuses raisons. Ces derniers constituent un levier qui réduit le résultat de l’effort fourni par lesdites agences. Se balader gratuitement dans le jardin d’une maison ou aller à la découverte de la façon de vivre des autres s’accompagne donc d’inconvénients pour les vendeurs.

Dépenses infructueuses pour les propriétaires vendeurs

En matière d’immobilier, les vendeurs mettent tout en œuvre pour attirer l’attention des potentiels acheteurs. Ils préparent chaque visite dans le but de présenter le bien immobilier en vente sous son meilleur jour. Il ne s’agit pas seulement de simples rangements ou de l’aménagement du jardin en été.

La majorité des vendeurs dépensent pour effectuer diverses réparations dans la maison en vente avant la période des visites. Il s’agirait donc d’une perte de temps et d’argent si les visites n’aboutissent pas à la vente tant souhaitée. Le tourisme immobilier même s’il n’est pas condamné par la loi a des répercussions négatives sur les ressources du vendeur et par ricochet les ressources de l’agence immobilière.

L’impact des visites sans objectif d’achat sur la vie des vendeurs

Outre les dépenses d’aménagement qui ne sont pas vite rentabilisées par les propriétaires d’immo, notez que la vie quotidienne de ces derniers prend un coup avec le tourisme immobilier sans intention d’achat. Concrètement, chaque visite du bien immobilier vient perturber les habitudes de la maisonnée. Avec les touristes immobiliers, le nombre de visites avant la vente du bien est bien plus élevé.

C’est en cela que la pornographie immobilière est mauvaise pour les vendeurs. En plus du bouleversement de ses habitudes quotidiennes plus qu’il n’en faut, le propriétaire vendeur voit son bien mettre plus longtemps pour se vendre. Pour optimiser le processus de vente, les agences immobilières contactent les visiteurs par téléphone pour s’assurer de leur réelle intention d’achat avant de programmer les visites.

Une habitude pas méchante, pouvant devenir problématique

Que retenir de cet article dédié à Immoweb et à l’addiction aux annonces des biens immobiliers  que l’on peut y trouver ? Désignée par house porn, l’addiction aux biens immobiliers est un concept qui consiste à visionner des images de maisons sur le site Immoweb sans intention d’achat. On parle d’addiction parce qu’à long terme cette activité devient une dépendance pour ces amateurs de l’immobilier.

C’est une évidence que cette addiction aux biens immobiliers n’est pas méchante en soi. Néanmoins, elle le devient lorsqu’elle déborde pour atteindre le statut du tourisme immobilier sans projet d’achat. Cette dernière démarche constitue une perte de temps pour les agences immobilières. Enfin, les propriétaires vendeurs en pâtissent également. Notamment sur le plan financier, mais également et surtout au niveau de leur vie privée.