Certaines agences immobilières en Belgique proposent désormais de travailler à un taux d’un pour cent, voir moins de 1 % de commission sur la vente de votre bien. Cependant, il faut bien comprendre que cette différence de prix très grande par rapport à ceux qui travaillent aux taux classiques (entre 3 % et 5 %) se fait forcément ressentir quelque part.

L’Institut Professionnel des Agents immobiliers

« Afin de réglementer la profession d’agent immobilier, les pouvoirs publics ont créé en 1993 un organisme professionnel de droit public : l’IPI. Un organisme professionnel de droit public est un organisme indépendant et autonome à caractère représentatif : les membres des différents organes sont élus parmi et par les agents immobiliers proprement dits. Les pouvoirs publics contrôlent l’Institut par l’intermédiaire d’un commissaire du gouvernement. Ce dernier assiste aux réunions du Conseil national et peut faire appel auprès du ministre des Classes moyennes de toute décision du Conseil national contraire à la législation, mettant en péril la solvabilité de l’Institut ou ne relevant pas de la mission du Conseil national.

La création de l’Institut professionnel des Agents immobiliers a été concrétisée par l’AR du 6 septembre 1993 protégeant le titre professionnel et l’exercice de la profession d’agent immobilier. Deux ans plus tard, le 1er mars 1995, l’Institut ouvrait ses portes pour la première fois : un tournant dans l’histoire de l’immobilier. À partir de ce jour, on a pu séparer le bon grain de l’ivraie dans un marché jusqu’alors non réglementé.

Depuis lors, seules les personnes disposant d’une agréation IPI peuvent se qualifier d’“agents immobiliers” et peuvent “poser les actes” réservés par la loi à l’agent immobilier. En effet, la profession d’agent immobilier est protégée depuis l’Arrêté Royal du 6 septembre 1993, tout comme les métiers de comptable, d’avocat, d’architecte ou de médecin. »

Extrait du site officiel de l’IPI —Au sujet de l’IPI

Le monde de l’immobilier a vendre belge avant l’IPI

C’était une époque particulière, une sorte de Far West où tout était permis. Les commissions en en cash, des payements d’habitations en cash aussi, des enveloppes en dessous de tables pour faciliter les ventes…

Heureusement, l’IPI est arrivée dans ce monde pour fixer des règles et mettre fin tant aux pratiques douteuses de certains agents, qu’aux tentatives de blanchiment d’argent de certains acquéreurs.

L’IPI avait en effet pour cheval de bataille d’insuffler une réelle déontologie dans le milieu, afin que tant les acquéreurs que les vendeurs, mais aussi les agents, y trouvent leur compte. Il est par exemple formellement interdit à un agent de travailler à perte, pour éviter toute situation où un agent accepterait des dessous de table pour réussir à garder la tête hors de l’eau.

Mais alors comment font certaines agences pour proposer leurs services en travaillant à 1 % de commission ?

Une agence immobilière à 1 %, une agence à bas prix  ?

Pas vraiment. Premièrement, la plupart des agences annonçant 1 % ont généralement un petit astérisque qui suit, et qui indique qu’il s’agit d’un prix hors TVA. Dès lors, on passe déjà à 1,21 % TVA comprise. Ensuite, nombre d’agences ont un tarif minimum, parfois autour des 2000 € HTVA, voire plus ! Soit 3 025 € TVA comprise au minimum.

Dès lors, pour une habitation de 200 000 €, la commission réelle de l’agence dépassera largement les 1,5 %. Ma foi, 1,5 %, ça ne semble toujours pas si énorme ? Et bien cela peut dépendre de nombreux facteurs. Par exemple : à quels services pouvez-vous prétendre pour ce tarif ? Qu’en est-il de la qualité ?

Du « low cost » qui finit par coûter très cher

L’agent immobilier est censé proposer bien plus qu’un simple service de mise en ligne d’annonces, d’un panneau, et de quelques visites. Une certaine qualité est indispensable afin de réellement apporter une valeur ajoutée à un propriétaire vendeur, comme à un acheteur.

Un bon agent devra consacrer du temps à dénicher le bon acquéreur pour votre bien, faire la différence entre les gens sérieux et ceux qui le sont moins par exemple. Tout ça afin d’éviter les mauvaises surprises plus loin dans le processus de vente.

Bien évidemment, en proposant un service à 1 % de commission il est impossible de proposer un travail de qualité si important. Il est impossible de proposer des services complémentaires pouvant offrir de réelles économies tant à l’acheteur qu’au vendeur. Comme il est aussi impossible de réaliser un compromis de vente en interne. Ce qui peut créer quelques surprises devant le notaire.

Votre bien immobilier à vendre, attention aux frais cachés

Selon certains notaires, les services offerts s’en ressentent clairement. Certaines agences n’hésitent même pas à entièrement faire l’impasse sur des services que l’on penserait acquis, tel que le compromis de vente.

De nombreux propriétaires faisant appel à ces agences à « seulement un pour cent de commission » ont la désagréable surprise de découvrir une fois le client acheteur trouvé, que la rédaction d’un compromis de vente n’est pas inclus dans le service qu’ils ont accepté de payer !

Dès lors, c’est au notaire qu’incombe la tâche de rédiger ce compromis, qui bien évidemment sera facturé à l’acheteur. Cela crée beaucoup de friction et peut même dans certains cas, à l’échec de la vente.

Un service de qualité n’est pas gratuit

Pour s’assurer d’un niveau de qualité élevé, les réseaux d’agences effectuent des contrôles réguliers de leurs franchisés afin d’éviter toutes mauvaises surprises qui pourraient entacher le nom du réseau.

Par exemple : le réseau Century 21 effectue un audit de chacune des agences affiliées au réseau, tous les 6 mois environ. Plus de 15 points sont vérifiés, et un numéro gratuit est à la disposions de chaque vendeur, acquéreur, bailleur et locataire pour exposer leurs doléances.

De plus, certaines agences n’hésitent pas à mettre à profit leurs relations pour offrir des services irrésistibles aux propriétaires vendeurs afin de leur permettre de mettre leurs biens en vente dans les meilleures conditions. Nettoyage extérieur, intérieur, déménagement ou encore certificats PEB & électriques offerts peuvent s’ajouter à la désormais traditionnelle estimation gratuite du bien.

De quoi faire de sérieuses économies, et de ventre beaucoup plus facilement votre bien au juste prix !

Voir le coût final plutôt qu’un taux peu élevé

Dès lors, comme dans de nombreux autres domaines, il est recommandé d’être particulièrement attentif au coût final de votre service, plutôt que de simplement regarder un tarif annoncé attrayant, mais coûtant au final beaucoup plus cher.

Vous ne sacrifiiez pas votre santé en achetant des médicaments « low cost » qui sont moins efficaces sur vous. Pourquoi le feriez-vous dans le cas d’une transaction aussi important qu’un bâtiment ? Afin de vous assurer une tranquillité d’esprit sur le long terme, nous vous recommandons de tenir compte de tous les facteurs dans votre décision. Et de choisir la qualité et la quiétude sur le long terme, plutôt que l’économie sur le court terme.

Il serait dommage de vous en rappeler tous les jours comme une mauvaise expérience !